Priorité à la prévention routière

Mardi 10 mars toute la journée, et mercredi 11 mars, l’ADSEA du Cantal joue la carte de la prévention à destination de ses salariés et usagers et de ceux de partenaires tel que le Centre les Bruyères.

En partenariat avec MGEN Solutions, elle propose des ateliers de sensibilisation à la sécurité routière, dans les locaux de la mutuelle en centre-ville d’Aurillac.

Pour les plus téméraires, le parcours commence par un simulateur de chocs. L’objectif ? Prendre conscience des effets de la vitesse. Didier et Christophe, deux résidents du complexe d’Anjoigny prennent place dans les sièges vissés à une remorque stationnée sur le parking le long du jardin des Carmes. Patrice LAFEUILLE, spécialiste qui anime la sensibilisation, détaille d’abord les bons gestes pour bien boucler sa ceinture : la faire passer sur les hanches et pas le ventre, sur l’épaule et pas sous le bras, se caler au fond du siège, etc….

Il appuie sur un bouton, la banquette avance puis stoppe brusquement. Les deux « passagers » sont surpris, et secoués. Ils pensaient rouler à 30 km/heure, ils n’avançaient qu’à 4 km/heure. Ils comprennent que même quand on croit rouler lentement, les secousses peuvent être violentes en cas d’impact ou de freinage d’urgence. Patrice insiste : « le port de la ceinture doit être un réflexe permanent, même pour les petits trajets ».

Retour à l’intérieur. Les deux conducteurs s’installent devant des simulateurs de conduite. Il s’agit cette fois de tester leurs réflexes. Et encore une fois de mesurer à quel point la vitesse peut être déterminante en cas d’incident. Temps de réaction, distances de freinage, ils sont ici aussi étonnés par leurs « résultats ». L’un d’eux parcourt presque l’équivalent d’une longueur de terrain de football avant que son « véhicule » ne stoppe totalement. Son voisin allait moins vite, il s’arrête plus tôt. D’autres mises en situation suivent : ils doivent éviter un sanglier ou laisser la priorité à un cycliste. Patrice donne quelques conseils, appelle à la vigilance, rappelle la loi : s’ils roulent sur une bande cyclable, les vélos sont autorisés à doubler par la droite.

Changement de décor, on passe dans la salle dédiée à l’alcoolémie. Ici encore, on déconstruit les idées reçues. A l’aide d’un calculateur, Véronique CHASSAING teste les connaissances des participants : tous pensent connaître les quantités de bière, pastis ou whisky que l’on peut boire sans dépasser le seuil à partir duquel on risque retrait de points sur le permis de conduire et amende. Tous se trompent. Tous apprennent que les femmes éliminent moins vite l’alcool que les hommes. Beaucoup écarquillent les yeux quand leur interlocutrice leur indique qu’une dame qui pèse 60 kilos et boit 4 verres de vins, doit attendre 5 heures avant de redescendre sous la barre autorisée des 0.50 grammes par litre de sang, soit 0.25 milligrammes par litre d’air expiré.

Et si les mots ne suffisent pas à convaincre des dangers de l’alcool au volant, on passe aux lunettes reproduisant les effets des abus, testées sur un tapis où il faut suivre un parcours et franchir des obstacles. Beaucoup peinent à maintenir leur équilibre, la plupart sortent de la route.

Dernière étape de cet atelier : un quiz interactif, sorte de remake d’un examen du code de la route. Les diapos défilent, comme à l’auto-école, on plaisante sur les questions simples, on se trompe parfois, on discute, on débat. On apprend qu’un véhicule qui change de file sur un rond-point n’est pas prioritaire, qu’on risque une amende si on refuse le passage à un piéton.

Après presque 2 heures de « révisions », Didier, Christophe et les autres repartent mieux informés, plus attentifs. Quand ils prendront le volant « pour de vrai », ils se souviendront du sanglier qui a surgi sur l’écran, du vélo qu’ils n’avaient pas vu venir dans un angle mort.

En organisant cette opération, l’ADSEA entend contribuer à améliorer la sécurité de ses salariés et usagers lors de leurs nombreux déplacements et au-delà, à rendre les routes plus sûres, pour tous les utilisateurs.

On s’interroge, on discute, on débat. On prend du recul sur ce qui parait évident mais qui peut s’avérer être de fausses croyances.


La preuve par le test. Ou que se passe-t-il lors d’un freinage brutal à moins de 10 km/heure ? De quoi réfléchir et lever le pied sur l’accélérateur.


Lutter contre les idées reçues par les mots mais surtout en pratiquant…


… tel est l’objectif de cette campagne de sensibilisation qui permet de rappeler quelques notions essentielles.